Je ne vois plus la laine brûler
En 2022, j’ai entamé un travail sur la laine invendue en Cévennes après une commande photographique, avec Francesco Canova pour la Chambre d’Agriculture du Gard.
Nous avons découvert au contact d’éleveurs gardois que la laine est jetée. C’est un phénomène nouveau: pour la première fois la laine est délaissée, inutile. Cette situation découle de plusieurs facteurs, notamment l’essor des matériaux synthétiques dérivés du pétrole dans l’industrie textile, la réduction de la demande par le principal consommateur de l’aine : l’armée. Cette matière noble, qui a longtemps été source de richesse, est désormais considérée comme inutile. On ne peut même pas la brûler, alors elle est abandonnée, jetée et oubliée.
C’est à partir de ces éléments que j’ai entamé l’écriture photographique du projet. Une écriture faite de traces et d’indices, comme une image décomposée. J’ai fait le choix jusqu’ici de me concentrer sur les éléments qui gravitent autour de la laine, pour tenter de rendre compte de l’écosystème et de la vie auquelle elle est liée.
En parallèle nous écrivons un scénario, qui relate l’histoire d’une bergère qui vendrait la laine à une riche mécéne et finirait par partir à Dubai avec ses brebis. Une satire, qui anime et nourris en fond, nos photographies. Un récit quenous essayons de réaliser en tentant de vendre concrètement la laine à la fondation Luma.
Nous avons découvert au contact d’éleveurs gardois que la laine est jetée. C’est un phénomène nouveau: pour la première fois la laine est délaissée, inutile. Cette situation découle de plusieurs facteurs, notamment l’essor des matériaux synthétiques dérivés du pétrole dans l’industrie textile, la réduction de la demande par le principal consommateur de l’aine : l’armée. Cette matière noble, qui a longtemps été source de richesse, est désormais considérée comme inutile. On ne peut même pas la brûler, alors elle est abandonnée, jetée et oubliée.
C’est à partir de ces éléments que j’ai entamé l’écriture photographique du projet. Une écriture faite de traces et d’indices, comme une image décomposée. J’ai fait le choix jusqu’ici de me concentrer sur les éléments qui gravitent autour de la laine, pour tenter de rendre compte de l’écosystème et de la vie auquelle elle est liée.
En parallèle nous écrivons un scénario, qui relate l’histoire d’une bergère qui vendrait la laine à une riche mécéne et finirait par partir à Dubai avec ses brebis. Une satire, qui anime et nourris en fond, nos photographies. Un récit quenous essayons de réaliser en tentant de vendre concrètement la laine à la fondation Luma.

